Retrofit balisage aérien LED : conditions, normes et étapes en France

Oui, un retrofit vers des balises LED est réalisable en France, à condition de respecter les exigences photométriques, les certifications STAC applicables et de faire réaliser une étude technique préalable. Trois vérifications s’imposent avant tout achat : la conformité à l’arrêté du 23 avril 2018, la certification STAC du matériel retenu et la mesure photométrique des feux existants. Lancer une analyse du risque et une étude technique (ARF/ET) reste la première action à mener, avant même de choisir un fournisseur.
En bref:
- Un retrofit LED est possible en respectant la réglementation, notamment le stockage de la conformité à l’arrêté du 23 avril 2018 et la certification STAC validée par un laboratoire accrédité COFRAC.
- La sélection des balises dépend de la hauteur et du type de obstacle à signaler, avec des exigences photométriques croissantes selon leur intensité (basse, moyenne ou haute).
- La vérification préalable doit inclure une étude technique, une mesure photométrique et une analyse des risques, avant même de choisir un fournisseur.
- La conformité doit être maintenue par un plan de maintenance régulier, avec des inspections et des contrôles photométriques documentés, selon les recommandations du guide STAC.
- La réussite du retrofit repose sur une coordination rigoureuse entre les équipes techniques, la gestion documentaire et l’interaction avec l’autorité aérienne, évitant ainsi des coûts de reprises.
Table des matières
- Quelles balises LED choisir selon l’obstacle à signaler
- Ce que l’arrêté du 23 avril 2018 et le STAC imposent
- Les points techniques à vérifier avant tout retrofit
- Comment mener un retrofit sans interrompre le balisage existant
- Comment maintenir la conformité du balisage après retrofit
- Ce que l’expérience terrain change dans un projet de retrofit
- Confier votre retrofit de balisage aérien LED à INDELEC
- Sources
- Questions fréquentes
Quelles balises LED choisir selon l’obstacle à signaler
Le choix d’une balise dépend d’abord de la hauteur et de la nature de l’obstacle à signaler, plus que de la seule préférence pour une technologie LED. Les feux basse intensité couvrent les obstacles de faible hauteur (pylônes, grues, éoliennes en phase de construction) avec des intensités lumineuses réduites, généralement dans une plage adaptée aux faibles hauteurs selon le type de balise proposé par INDELEC. Les feux moyenne intensité signalent des structures plus hautes ou situées en zone de circulation aérienne dense, tandis que les feux haute intensité équipent les obstacles majeurs comme certains mâts ou grandes éoliennes, avec des plages photométriques bien plus élevées et souvent une exigence de synchronisation entre unités.
Trois familles se distinguent donc par leur usage :
- Basse intensité : pylônes, grues de chantier, petits obstacles ponctuels.
- Moyenne intensité : éoliennes, châteaux d’eau, structures industrielles élevées.
- Haute intensité : obstacles majeurs proches des trajectoires aériennes ou en zone à forte densité de trafic.
Un point de vigilance mérite d’être rappelé : la DGAC a signalé que certains feux LED peuvent ne pas satisfaire toutes les exigences de guidage sur circuit d’aérodrome, notamment pour les feux de bord de piste. Le retrofit d’un balisage d’obstacle et celui d’un balisage de piste ne répondent pas aux mêmes contraintes photométriques, et confondre les deux expose à un remplacement non conforme.
Ce que l’arrêté du 23 avril 2018 et le STAC imposent
Le balisage des obstacles à la navigation aérienne en France est encadré par l’arrêté du 23 avril 2018, qui fixe les critères de signalisation selon la hauteur et la localisation des obstacles.
Le STAC assure ensuite la certification du matériel via un laboratoire accrédité COFRAC selon la norme ISO 17025, chargé des essais photométriques. Cette certification constitue souvent une étape contractuelle préalable à l’installation, en particulier sur les aérodromes certifiés.
La certification STAC repose sur des essais photométriques accrédités COFRAC ISO 17025, ce qui signifie qu’un fabricant ne peut pas se contenter d’une fiche technique interne pour prouver la conformité de ses feux : le STAC exige un passage en laboratoire indépendant.
Trois obligations pratiques découlent de ce cadre :
- Vérifier que le matériel dispose d’une certification STAC en cours de validité avant commande.
- Faire réaliser une étude technique qui rattache le projet à l’arrêté du 23 avril 2018.
- Connaître la procédure de notification des pannes auprès des services de l’aviation civile, y compris les contacts DGAC et DSAC applicables à son territoire.
Les points techniques à vérifier avant tout retrofit
Un retrofit mal préparé se voit surtout à l’usage, quand une balise censée être équivalente s’avère moins visible ou moins fiable que l’ancienne installation. Une check-list technique évite ce type de déconvenue.
- Photométrie : exiger les valeurs en candelas, la distribution angulaire et la visibilité omnidirectionnelle, y compris à faibles niveaux d’éclairement ambiant.
- Résistance environnementale : contrôler l’indice de protection (IP), la plage de température de fonctionnement et la durée de vie annoncée par le fabricant.
- Alimentation et secours : vérifier la compatibilité avec les circuits existants, notamment les boucles à courant constant (CCR), et l’existence d’une solution de secours par batterie ou solaire.
- Télésurveillance et report de défaut : privilégier un système capable de signaler une panne à distance, un principe déjà appliqué à la supervision d’équipements sensibles dans d’autres domaines industriels.
Conseil de pro :demandez toujours le rapport d’essai photométrique complet du fabricant, pas seulement la fiche produit commerciale : c’est ce document qui prouve la conformité aux seuils exigés, pas la brochure.
Comment mener un retrofit sans interrompre le balisage existant
Un retrofit se pilote comme un chantier réglementé, où chaque étape conditionne la suivante et où une improvisation sur l’une d’elles peut compromettre la conformité finale de l’installation.
- Réaliser l’étude technique initiale (ARF/ET) et, si des travaux sont prévus à proximité, établir un plan de balisage chantier conforme aux exigences applicables.
- Mesurer la photométrie des feux existants avant remplacement, pour disposer d’un point de comparaison objectif.
- Consigner électriquement l’installation et faire intervenir des équipes habilitées, en particulier pour les opérations en hauteur.
- Contrôler la photométrie après installation, en conditions réelles, puis enregistrer les résultats et transmettre les informations requises aux autorités concernées.
Chaque étape doit être documentée : un retrofit sans traçabilité complique toute vérification ultérieure en cas de contrôle ou de panne signalée.
Comment maintenir la conformité du balisage après retrofit
Le retrofit n’est pas une opération ponctuelle : la conformité se maintient dans le temps par un plan d’inspection régulier. Le guide technique du STAC sur la maintenance définit des objectifs de performance et recommande des périodicités d’inspection ainsi que des mesures photométriques de contrôle.

Le guide STAC fixe des objectifs de performance plutôt que des périodicités uniformes pour tous les sites, ce qui laisse à l’exploitant la responsabilité d’adapter la fréquence de ses contrôles à la criticité de chaque obstacle balisé, selon ce même guide technique du STAC.
Trois pratiques structurent une maintenance solide :
- Tenir un cahier de suivi enregistrant chaque inspection, panne détectée et intervention réalisée.
- Définir un seuil d’alerte interne, par exemple lorsque l’intensité mesurée descend sous une part significative de la valeur nominale, pour déclencher une action corrective avant la panne totale.
- Notifier toute panne de balisage lumineux aux services de l’aviation civile en suivant la procédure et les contacts DGAC/DSAC applicables à son territoire.
Ce que l’expérience terrain change dans un projet de retrofit
Un retrofit réussi tient rarement au seul choix du matériel : il dépend surtout de la coordination entre équipes techniques, bureau d’études photométriques et responsables sécurité dès la phase d’étude. INDELEC intervient depuis 1955 sur des installations en hauteur et s’appuie sur un centre de recherche dédié, une expérience qui s’applique directement aux contraintes propres au balisage aérien : accès difficile, consignation électrique stricte et exigences documentaires fortes.
Le piège le plus fréquent reste de traiter le retrofit comme un simple achat de matériel, sans anticiper l’étude technique ni la procédure de notification. Impliquer en amont le responsable sécurité, un bureau d’études photométriques et l’équipe de maintenance évite des reprises coûteuses après installation.
— INDELEC
Confier votre retrofit de balisage aérien LED à INDELEC
Un retrofit de balisage aérien engage la responsabilité technique de l’exploitant, sur un sujet où l’improvisation coûte plus cher qu’un accompagnement structuré dès le départ. INDELEC propose une analyse du risque et une étude technique (ARF/ET), l’installation clé en main du balisage aérien, ainsi que la maintenance et l’appui à la certification du matériel retenu.

Cette approche s’appuie sur une expérience construite sur des interventions en hauteur et réglementées, associée à un centre de recherche dédié aux évolutions techniques du secteur. Pour évaluer la faisabilité de votre projet ou planifier une visite technique, consultez le catalogue de services INDELEC et demandez un devis adapté à votre installation.
Sources
- Arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne
- Certification | STAC
- INFO SÉCURITÉ DGAC N° 2014/03 — feux de bord de piste LED
Questions fréquentes
Le retrofit LED est-il autorisé pour tous les types de balisage aérien ?
Le retrofit LED est autorisé dès lors que le matériel retenu respecte les exigences de l’arrêté du 23 avril 2018 et dispose, quand elle est requise, d’une certification STAC en cours de validité. Une vigilance particulière s’impose pour les feux de bord de piste, où la DGAC a identifié des limites sur certains modèles LED pour le guidage précis.
Faut-il une certification STAC pour installer des balises LED ?
Oui pour les installations concernées par cette exigence : le STAC certifie le matériel via des essais photométriques réalisés dans un laboratoire accrédité COFRAC ISO 17025. Cette certification constitue souvent une étape contractuelle préalable à l’installation sur les sites concernés.
Quelle est la première étape avant de remplacer un balisage existant ?
La première étape consiste à faire réaliser une analyse du risque et une étude technique qui vérifie la conformité du projet à la réglementation applicable. Cette étude permet aussi de mesurer la photométrie de l’installation existante, un point de comparaison utile une fois le nouveau matériel installé.
Comment signaler une panne de balisage lumineux aux autorités ?
La panne doit être notifiée selon la procédure détaillée dans les contacts DGAC/DSAC dédiés à l’aviation civile, en précisant la localisation de l’obstacle et la nature de la défaillance. Un cahier de suivi à jour facilite cette déclaration en fournissant l’historique des inspections précédentes.
Combien coûte un retrofit LED réalisé par INDELEC ?
Le tarif dépend du type d’obstacle, du nombre de balises à remplacer et de l’accès au site, et n’est donc pas publié à l’avance. INDELEC établit un devis après l’étude technique préalable, sur la base des besoins réels du site concerné.




