Pour un ouvrage en hauteur, le plan de balisage chantier doit préciser si un balisage diurne et/ou nocturne est requis selon la nature et la hauteur de l’installation. La première action concrète consiste à saisir le Guichet Unique de la DGAC avec les coordonnées WGS‑84, la hauteur exacte et les dates d’installation et d’enlèvement. Le dossier doit aussi prévoir une alimentation secourue et une procédure claire de notification en cas de panne.


En bref:

  • Toute demande de balisage doit impérativement inclure les coordonnées WGS‑84, la hauteur précise et les dates d’installation ou de retrait pour être instruite.
  • Un obstacle dépassant 50 mètres hors agglomération ou 100 mètres en zone urbaine nécessite une autorisation spéciale du ministre chargé de l’aviation civile, avec une étude spécifique du projet.
  • Le positionnement des feux doit se faire entre 1,5 et 3 mètres sous le sommet, selon la catégorie de l’ouvrage, pour assurer une visibilité optimale sans obstruer la signalisation par la fumée ou la vapeur.
  • Un plan de balisage doit respecter une procédure précise, incluant la collecte de données, la saisine du Guichet Unique DGAC, et la validation avant mise en service, avec contrôle rigoureux des équipements.
  • La maintenance régulière doit porter sur les batteries, la redondance électrique, et la traçabilité des tests, pour garantir la fiabilité continue du balisage aérien et prévenir les pannes.

Table des matières

Quelles règles encadrent le balisage d’un chantier en hauteur ?

Toute demande de balisage passe par le Guichet Unique de la DGAC, un service en ligne qui centralise les avis sur les ouvrages susceptibles de constituer un obstacle à la navigation aérienne. La saisie exige trois données précises : les coordonnées géographiques au format WGS‑84, la hauteur totale de l’ouvrage, et les dates prévues d’installation puis de démontage. Sans ces éléments, la demande n’est pas instruite.

Les seuils de hauteur déterminent le niveau de contrainte. Une installation qui dépasse 50 mètres hors agglomération, ou 100 mètres en agglomération, tombe sous le régime de l’autorisation spéciale du ministre chargé de l’aviation civile.

Aucun de ces seuils ne dispense d’une analyse individuelle. L’annexe VII de l’arrêté du 7 juin 2007 classe les obstacles en trois catégories, massifs, minces et filiformes, chacune avec ses propres règles de balisage. Un mât d’antenne fin ne se traite pas comme une cheminée industrielle massive, même à hauteur équivalente. C’est pourquoi chaque projet mérite une étude au cas par cas qui tient compte des servitudes aéronautiques propres au site, et non un gabarit générique appliqué sans vérification locale.

Quels feux et marquages installer, et à quelle hauteur ?

Le balisage diurne repose sur un marquage de couleur, souvent des bandes contrastées peintes ou des balises sphériques, pensée pour la visibilité en plein jour. Le balisage nocturne, lui, mobilise des feux dont l’intensité varie selon la catégorie retenue : les feux basse intensité (LIOL), moyenne intensité (MIOL, MIOL AB) et haute intensité (HIOL) répondent chacun à une plage de hauteur et de contexte différente.

Pour une cheminée industrielle, la règle pratique veut que les feux soient positionnés entre 1,5 et 3 mètres sous le sommet, un léger retrait qui évite l’obscuration par les fumées ou vapeurs tout en gardant l’ouvrage repérable depuis les trajectoires aériennes. Le nombre de feux par niveau dépend du diamètre de l’ouvrage à ce niveau précis.

Quelques points de vigilance reviennent systématiquement sur le terrain :

  • Les angles morts créés par des superstructures voisines doivent être vérifiés lors de l’implantation, pas seulement sur plan.
  • Une alimentation secourue avec une autonomie suffisante reste la pratique de référence pour garantir la disponibilité du balisage en cas de coupure secteur.
  • La redondance des circuits d’alimentation limite le risque de panne totale sur un ouvrage isolé.
  • Les armoires dédiées au balisage doivent rester accessibles pour les tests périodiques d’autonomie.

Comment rédiger un plan de balisage chantier conforme ?

Un plan de balisage ne s’improvise pas à partir d’un modèle générique trouvé en ligne. Il suit une séquence précise, de la collecte des données jusqu’à la validation finale.

  1. Collecte des données du site : coordonnées WGS‑84, hauteur exacte de l’ouvrage, cotes altimétriques en mètres NGF, dates prévisionnelles d’installation et de retrait.
  2. Saisine du Guichet Unique DGAC avec l’ensemble de ces informations pour obtenir l’avis ou l’autorisation requise.
  3. Étude technique de balisage déterminant le type de feux (LIOL, MIOL, MIOL AB, HIOL) et leur positionnement selon la catégorie d’obstacle.
  4. Réalisation du schéma de balisage en projection orthogonale, avec cotes précises et implantation des équipements.
  5. Validation et mise en service, incluant les tests d’acceptation avant exploitation.

Le dossier remis à l’autorité ou au prestataire doit contenir un plan en projection orthogonale avec les cotes altimétriques en mètres NGF, une notice technique décrivant les équipements retenus, et un calendrier précis d’installation et d’enlèvement des dispositifs temporaires.

La checklist de contrôle avant mise en service mérite une attention particulière :

  • Vérification des joints de contrôle et de la barrette de coupure sur la descente de terre, généralement accessible à 2 mètres du sol.
  • Contrôle des raccordements entre descente de paratonnerre et prise de terre.
  • Tests d’acceptation des feux de balisage, intensité et déclenchement automatique jour/nuit.
  • Vérification de l’autonomie réelle des batteries de secours, pas seulement de leur présence.

Conseil de pro :Prévoyez systématiquement un plan de relève pour la maintenance dès la phase de conception. Une armoire secourue mal dimensionnée ou jamais testée en conditions réelles reste la cause la plus fréquente de défaillance constatée sur les installations en exploitation.

Maintenance, redondance et signalement des pannes

Un plan de balisage chantier ne s’arrête pas à la mise en service. La notification des pannes aux services compétents est une obligation prévue par l’arrêté du 23 avril 2018 modifié, et elle doit préciser l’identification de l’obstacle, le type de balisage défectueux, la hauteur de l’ouvrage et ses coordonnées WGS‑84.

Une autonomie de secours d’au moins plusieurs heures est recommandée pour les installations de balisage, ce qui implique des tests de batterie réguliers plutôt qu’une simple vérification visuelle des armoires.

Les bonnes pratiques de maintenance à intégrer au contrat d’exploitation :

  • Inspection périodique des feux et de leur intensité réelle, pas uniquement de leur allumage.
  • Tests de batterie documentés avec traçabilité des résultats dans le temps.
  • Vérification de la redondance des circuits d’alimentation sur les sites industriels sensibles.
  • Contrôle des connexions électriques exposées aux intempéries et à la corrosion.

Le maître d’ouvrage reste responsable de la conformité générale de l’installation, tandis que le prestataire de maintenance assume la disponibilité opérationnelle du balisage au quotidien. Cette répartition doit figurer noir sur blanc dans le contrat, faute de quoi la responsabilité en cas de panne non signalée devient difficile à établir.

Ce que révèle 70 ans d’expertise en protection foudre

Indelec conçoit et installe des systèmes de protection contre la foudre depuis 1955, et cette ancienneté a un effet concret sur la façon d’aborder le balisage aérien : un mât ou une cheminée équipé d’un paratonnerre partage souvent les mêmes contraintes d’accès, de câblage et de maintenance que ses dispositifs lumineux. Traiter les deux sujets séparément multiplie les interventions et les risques d’incohérence entre installations.

Ce que révèle 70 ans d'expertise en protection foudre — overview diagram

Le centre de recherche et développement d’Indelec alimente en continu les préconisations techniques appliquées sur le terrain, des checklists d’installation aux procédures de contrôle. Ces documents ne remplacent pas l’étude au cas par cas exigée par les servitudes aéronautiques, mais ils structurent la démarche : collecte de données, positionnement des équipements, tests d’acceptation.

Pour un responsable technique qui gère plusieurs sites, l’enjeu réel n’est pas de comprendre la réglementation une fois. C’est de la faire vivre à chaque nouvel ouvrage, sans repartir de zéro. C’est précisément là qu’un prestataire habitué à coordonner protection foudre et balisage aérien change la donne.

— INDELEC

Un accompagnement complet, de l’audit à la maintenance

Un plan de balisage chantier bien conçu ne suffit pas s’il n’est pas suivi d’une installation rigoureuse et d’un contrat de maintenance qui tient dans le temps. Indelec propose un accompagnement de bout en bout : étude technique préalable, fourniture d’équipements comme le paratonnerre Prevectron 3, armoires secourues dimensionnées pour l’autonomie requise, installation sur site et contrat de maintenance incluant tests de batterie et inspections périodiques.

Indelec

Les checklists d’installation développées par Indelec couvrent à la fois la protection contre la foudre et le balisage aérien, un atout concret pour les sites qui cumulent mâts, cheminées et structures paratonnerre sur une même emprise. Chaque intervention s’appuie sur des références d’installations menées sur des sites industriels et infrastructures publiques en France.

Si votre projet approche ou dépasse les seuils de hauteur soumis à autorisation, la meilleure étape à franchir maintenant est de demander un audit technique auprès d’Indelec avant le dépôt de votre dossier au Guichet Unique DGAC. Cette vérification préalable évite les allers-retours administratifs et sécurise le calendrier de votre chantier.

Sources

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