Pour être conforme en France, le balisage d’une hélistation en toiture doit utiliser des matériels agréés par le STAC et respecter les arrêtés applicables, notamment pour le phare d’hélistation, le point d’aire (TLOF) et le code des couleurs. Les feux ne dépassent pas 25 centimètres de hauteur, s’espacent de 3 mètres au maximum et restent frangibles. L’exploitation suppose aussi des procédures écrites et du personnel formé, en particulier pour l’avitaillement.


En bref:

  • Les feux de balisage doivent respecter des dimensions maximales de 25 centimètres de hauteur, avec un espacement ajusté à 3 mètres pour garantir leur frangibilité.
  • La liste officielle des matériels agréés par le STAC doit être vérifiée avant toute commande pour assurer leur homologation réglementaire.
  • Il est crucial de fournir un rapport d’essai photométrique daté, en plus de la fiche technique, pour valider la conformité des feux de balisage.
  • La fixation des dispositifs doit utiliser des méthodes compatibles avec l’étanchéité de la toiture, en évitant toute percée non maîtrisée.
  • La maintenance périodique, incluant des inspections et essais, garantit la conformité continue du balisage aérien installé en toiture.

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Table des matières

Les composants du balisage sur une hélistation de toiture

Sur une toiture, la zone de prise de contact et d’envol (TLOF) et l’aire d’approche finale et de décollage (FATO) se confondent souvent, faute d’espace disponible. Dans ce cas, ne baliser que la TLOF simplifie l’installation, mais oblige à redoubler d’attention sur la frangibilité et l’encombrement des feux installés dans un périmètre restreint.

Le phare d’hélistation devient obligatoire dans certaines configurations prévues par l’arrêté du 29 septembre 2009, qui impose son installation pour signaler le bâtiment aux équipages.

Le dispositif complet comprend généralement :

  • des feux de périmètre marquant les limites de l’aire de poser ;
  • des projecteurs rasants pour révéler le relief et les obstacles proches ;
  • un indicateur de direction du vent, souvent une manche à air éclairée de nuit ;
  • un indicateur de pente visuelle lorsque la configuration du site l’exige.

Quels feux et quelles caractéristiques techniques vérifier

Chaque fonction correspond à une couleur et une géométrie de faisceau précises. Les feux fixes omnidirectionnels verts matérialisent la TLOF, tandis que les points cibles ou le contour de la FATO suivent un code couleur distinct. Le phare d’hélistation émet, lui, des flashs blancs codés qui permettent d’identifier le bâtiment à distance.

Avant toute commande, les paramètres photométriques (répartition de l’intensité, teinte colorimétrique, angle de diffusion) doivent être vérifiés par des essais réalisés en laboratoire accrédité, condition posée par le STAC pour la certification des aides visuelles. La frangibilité des socles et une hauteur maximale de 25 centimètres restent non négociables pour éviter de créer un obstacle sur une surface déjà contrainte.

Points à valider systématiquement :

  • la référence du feu figure bien sur la liste des matériels agréés par le STAC ;
  • la fiche technique mentionne un rapport d’essai photométrique daté ;
  • les socles sont frangibles et ne dépassent pas la hauteur réglementaire ;
  • la technologie LED retenue dispose d’une attestation de conformité colorimétrique, un point que nous détaillons dans notre guide sur le retrofit LED.

Conseil de pro :exigez toujours le rapport d’essai photométrique avant la commande, pas seulement la fiche commerciale du fabricant : les deux documents ne portent pas la même valeur probante en cas de contrôle.

Textes applicables, rôle du STAC et liste des matériels agréés

Trois documents structurent la conformité réglementaire d’un balisage hélistation en toiture, et chacun répond à un usage précis lors de la conception ou d’un contrôle.

  1. L’arrêté du 29 septembre 2009 fixe les règles d’équipement et d’exploitation des hélistations en terrasse, notamment l’obligation du phare dans certaines configurations et les conditions d’avitaillement.
  2. La liste des équipements de balisage lumineux agréés par le STAC, régulièrement mise à jour, recense les références homologuées : toute référence choisie doit s’y trouver avant l’installation.
  3. Le laboratoire Aides visuelles du STAC, accrédité COFRAC, réalise les essais photométriques et colorimétriques qui fondent l’agrément.

Consulter cette liste avant toute commande évite le risque le plus fréquent en contrôle : un feu esthétiquement conforme mais absent de la liste officielle, donc inutilisable sur une hélistation homologuée.

Les critères pratiques pour choisir le matériel sur toiture

Une toiture impose des contraintes que l’on retrouve rarement sur une hélistation au sol : espace réduit, exposition climatique renforcée, interface directe avec l’étanchéité. Le choix du matériel s’évalue donc sur plusieurs axes simultanément.

  • L’agrément STAC et le certificat photométrique associé doivent accompagner chaque référence, pas seulement la gamme du fabricant.
  • L’indice de protection (IP), la plage de température de fonctionnement et la consommation électrique en LED conditionnent la fiabilité en toiture exposée.
  • Les tensions d’alimentation disponibles sur le site et les besoins de maintenance (accès, remplacement de pièces) doivent être anticipés dès la conception.
  • La frangibilité et un faible encombrement restent impératifs, de même que des socles compatibles avec les systèmes d’étanchéité déjà en place.

Avant commande, demandons systématiquement les rapports d’essai et un plan d’implantation détaillé : cette étape évite les reprises coûteuses une fois le matériel posé.

Intégrer le balisage sans compromettre l’étanchéité de la toiture

L’implantation des feux conditionne autant la sécurité aéronautique que la durabilité de la toiture elle-même. Quatre étapes structurent une pose maîtrisée.

  1. Positionner chaque dispositif pour éliminer les zones d’ombre et l’éblouissement du pilote, en respectant la hauteur maximale de 25 centimètres et l’espacement de 3 mètres entre feux.
  2. Choisir des méthodes de fixation compatibles avec la membrane d’étanchéité : passages étanches dédiés ou scellements validés par l’étancheur plutôt que des percements improvisés.
  3. Retenir des pièces frangibles et coordonner le calendrier de pose entre l’étancheur et l’installateur du balisage, pour éviter toute reprise de travaux sur une membrane déjà posée.
  4. Prévoir les accès et les protections collectives dès la phase chantier, conformément aux normes NF EN 13374 et NF P 93-355.

Conseil de pro :faites valider le plan d’implantation par l’étancheur avant perçage : un scellement mal positionné coûte toujours plus cher à corriger qu’à prévoir.

Sécurité d’exploitation : personnel, avitaillement et procédures

Le balisage ne suffit pas sans procédures d’exploitation cohérentes. L’arrêté du 29 septembre 2009 impose que le personnel intervenant sur l’avitaillement d’une hélistation en terrasse détienne, dans certains cas, la qualification SSIAP 1.

  • Le matériel d’extinction et les quantités de carburant stockées sur la toiture doivent correspondre aux volumes réellement avitaillés, pas à une estimation approximative.
  • Les équipements destinés au guidage des pilotes (feux, phare) restent distincts des protections collectives installées pour le personnel présent en toiture.
  • Les procédures d’ouverture et de fermeture nocturne de l’hélistation prévoient une vérification systématique du bon fonctionnement de chaque feu avant tout mouvement d’aéronef.

Maintenance, contrôles et registre de conformité

Un balisage conforme à l’installation ne le reste pas sans suivi. Les contrôles commencent avant la mise en service, puis se poursuivent par des inspections visuelles périodiques de chaque dispositif.

  • Les essais photométriques, réalisés par un laboratoire accrédité comme celui du STAC, doivent être renouvelés dès qu’un doute apparaît sur l’intensité ou la couleur perçue d’un feu.
  • Un registre de maintenance conserve les preuves d’agrément de chaque référence installée, les dates de contrôle et les rapports d’essai correspondants.
  • En cas de défaillance constatée en exploitation, le feu concerné est remplacé puis testé avant toute remise en service de l’hélistation, jamais réparé puis réutilisé sans vérification.

Notre guide sur la maintenance du balisage aérien détaille les fréquences de contrôle à appliquer selon le type d’installation.

Ce que l’expérience de terrain change dans l’approche du balisage

Ce que l'expérience de terrain change dans l'approche du balisage — overview diagram

La conformité réglementaire ne garantit pas, à elle seule, un balisage qui tient la distance sur une toiture exposée aux intempéries et aux cycles thermiques. L’écart se situe souvent entre un matériel agréé sur le papier et un matériel réellement adapté à la contrainte de frangibilité combinée à l’étanchéité du support, deux exigences qui entrent facilement en tension si l’étancheur et l’installateur ne travaillent pas sur un même plan d’implantation dès la conception.

Nous intervenons depuis plusieurs décennies sur la protection des infrastructures contre la foudre et avons étendu cette expertise aux équipements de sécurité en hauteur et au balisage aérien. Cette double compétence permet de traiter l’hélistation comme un ensemble technique cohérent plutôt que comme une addition de lots séparés.

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Notre accompagnement pour un balisage hélistation conforme

Nous accompagnons les gestionnaires d’hélistations en toiture à chaque étape : diagnostic réglementaire, étude technique conforme aux arrêtés et au référentiel STAC, fourniture d’équipements, installation compatible avec l’étanchéité, puis vérification photométrique avant mise en service.

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  • Diagnostic réglementaire du site et des équipements existants.
  • Préconisation technique conforme aux textes applicables.
  • Installation du matériel, vérification photométrique, puis contrat de maintenance pour suivre la conformité dans le temps.

Pour engager une étude technique et une installation conformes, contactons-nous directement via notre page services.

Questions fréquentes

Quelle est la réglementation concernant le balisage aérien des grues ?

Le balisage aérien des grues relève de textes distincts de ceux qui régissent les hélistations, centrés sur la signalisation d’obstacles temporaires pour la navigation aérienne. Les exigences portent sur des feux de couleur et d’intensité spécifiques, définis par la réglementation aéronautique applicable aux obstacles plutôt que par les arrêtés sur les hélistations.

C’est quoi un balisage ?

Un balisage désigne l’ensemble des dispositifs visuels, lumineux ou peints, qui signalent une zone, un obstacle ou une trajectoire à suivre. Dans le domaine aéronautique, il guide les pilotes et sécurise les manœuvres au sol comme en vol.

Qu’est-ce que le balisage aéroportuaire ?

Le balisage aéroportuaire regroupe les feux, marquages et panneaux qui équipent les pistes, voies de circulation et aires de stationnement d’un aérodrome. Il suit des normes spécifiques définies pour chaque type d’infrastructure, distinctes de celles qui encadrent les hélistations en toiture.

Qu’est-ce que le balisage aérien ?

Le balisage aérien rassemble les dispositifs lumineux ou colorés destinés à signaler un obstacle ou une zone d’évolution aux équipages. Sur une hélistation, il inclut les feux de la TLOF, le phare et les indicateurs de vent et de pente qui doivent figurer sur la liste des matériels agréés par le STAC.

Sources

Documents et liens officiels à consulter

Pour vérifier un texte ou une référence de matériel, consultons directement les sources officielles : Legifrance pour l’arrêté du 29 septembre 2009, le guide STAC sur l’état de l’art de l’installation du balisage lumineux, et les ressources Prévention BTP sur la sécurisation des travaux en toiture-terrasse.

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